La tempête

Sublime illustration : j’ai cru comprendre que la mère de Raphaël en était en grande partie l’autrice #lesparentschameauxontdutalent ❤️

Après avoir étudié de nombreux exemples de tempêtes musicales avec les cinquièmes, de Marin Marais à Sibelius, en passant par Vivaldi, Beethoven, Tchaikovsky et Wagner, j’ai demandé aux élèves de me proposer leurs propres versions d’une tempête, avec pour support le poème éponyme de Jules Breton :

L’orage s’amoncèle et pèse sur la dune
Dont le flanc sablonneux se dresse comme un mur.
Par instants, le soleil y darde un faisceau dur
De rayons plus blafards qu’un blême éclat de lune.

Les éclairs redoublés tonnent dans l’ombre brune.
Le pêcheur lutte et cherche en vain un abri sûr.
Bondissant en fureur par l’océan obscur,
L’âpre rafale hurle et harcèle la hune.

Les femmes, sur le port, dans le tourbillon noir,
Gémissent, implorant une lueur d’espoir…
Et la tempête tord le haillon qui les couvre.

Tout s’effondre, chaos, gouffre torrentiel !
Sur le croulant déluge, alors, voici que s’ouvre
En sa courbe irisée un splendide arc-en-ciel.

Vous trouverez ci-dessous le fruit de leur travail. J’ai été très impressionnée par leur implication dans ce projet. Vous allez voir, ils se sont donnés à fond ! Mais comme cela peut se produire lorsque je donne un travail en groupe, il y en a pour qui cela a représenté un véritable défi. Entre les différences de rythme et les désaccords, tout ne s’est pas passé comme prévu pour l’un des groupes qui a connu des ratés, comme une mauvaise répartition des tâches, un manque de communication ou encore une difficulté à gérer un planning de travail en commun. Le plus important est qu’ils aient réussi à analyser ce qui n’avait pas fonctionné afin d’améliorer les choses pour une prochaine fois. Il est essentiel que les élèves comprennent leurs erreurs pour progresser et parvenir, petit à petit, à mieux collaborer.

En attendant, la plupart des élèves se sont vraiment bien amusés je crois, pour notre plus grand plaisir à nous aussi !