
L’année dernière, avec Mathieu Chadefaux, professeur principal de la 6e CHAM depuis la deuxième promotion, et Maud Lelièvre, notre collègue de mathématiques, nous avions décidé d’emmener nos élèves de sixième passer une journée de promenade à Londres. Ceux qui n’auraient pas suivi la saison 1 de ces aventures peuvent la retrouver ici :
Cette année, nous avons donc décidé de remettre ça. Même idée, même énergie, même team adultes mais avec une nouvelle promotion de sixièmes et un programme légèrement modifié : et c’est parti pour la saison 2 !
Il a plu absolument tous les jours à Londres cette semaine, et il devrait pleuvoir tous les jours la semaine suivante. Mais par une chance insolente, ce vendredi 5 juin, nous avons eu un temps idéal : ni trop chaud, ni trop froid. Quelques nuages à l’horizon mais rien de bien méchant. Pas une seule goutte de pluie. Bref, la chance était avec nous 🍀
Nous nous sommes donc retrouvés de très bon matin, à 6h, au point de rencontre Eurostar (merci à Nicolas papa 🐫 de m’avoir conduite jusqu’à la gare du Nord, avec des élèves plus du tout endormis (ça, ça n’arrive plus jamais), et une journée très dense devant nous. Il nous aura fallu une bonne heure et quart pour passer le pré-contrôle (qui ne sert à rien), le contrôle français, le contrôle anglais, puis la sécurité. Et hop, juste le temps de monter dans le train !
Arrivés à Londres, nous avons commencé par un tout petit détour par la boutique Harry Potter, puisque nos cartes de transport n’étaient valables qu’à partir de 9h30. Nous nous en étions rendus compte l’année dernière un peu tard, après avoir fraudé sans le vouloir. Cette année, devenus des professeurs responsables, nous avons donc attendu l’heure réglementaire avant de nous lancer dans les couloirs du métro londonien.
Nous avons pris le métro jusqu’à Green Park, puis traversé Green Park et St James’s Park — toujours au pas de course — menés par Mathieu, mais très régulièrement ralentis par les élèves, qui s’extasiaient devant chaque écureuil du parc : c’est assez simple, à Londres, pour mes élèves, l’écureuil est manifestement un concurrent sérieux de Big Ben. Je n’ai pris aucune photo d’écureuils mais si Louise m’envoie une des siennes, je l’ajouterai avec plaisir.
Nous avons tout de même fini par arriver jusqu’à Buckingham Palace, où nous avons aperçu un petit bout de la garde.
Puis, comme prévu, nous avons continué notre balade dans le quartier de Westminster. Les élèves avaient préparé en classe des exposés sur l’abbaye de Westminster, le Parlement et Big Ben. A nous les incontournables de Londres, celui des cartes postales, le Londres qu’on veut tout de même absolument voir quand on vient pour une seule journée.

Après cette longue marche, nous sommes remontés à pied vers Covent Garden, c’est encore long, Madame ?… j’ai faim… on mange quand ? (mais vous ne faites que ça, manger en continu depuis notre départ, d’ailleurs, je me demande comment des sacs à dos peuvent contenir autant de nourriture, à moins qu’elle ne se régénère miraculeusement): bref, les grandes questions existentielles classiques auxquelles j’ai droit à chaque sortie ou voyage scolaires.
Au Tesco de Covent Garden, nous sommes devenus de vrais professionnels de l’organisation collective. Les élèves ont pu choisir exactement ce qu’ils voulaient manger : sushis, sandwichs, salades (plus rares), chips à tout et n’importe quoi, saucisson et autres spécialités locales plus ou moins identifiables. Au passage, qui sera super contente de trouver des mûres, oubliera de les manger, et les retrouvera écrasées tout au fond de son sac en cherchant sa carte de transport après la visite de la National gallery, qui ? 😬😭 J’ai vraiment fait très fort sur ce coup-là. Nous sommes ensuite allés déjeuner à Covent Garden, où nous avons enfin pu faire une vraie pause.

Fin de la pause et direction l’église St Martin-in-the-Fields pour le concert prévu, que nous avions également préparé en classe.

Le programme était magnifique, mais très exigeant. J’étais, je l’avoue, un peu inquiète, car je ne connaissais pas du tout la chanteuse. Je ne l’avais jamais entendue, et je m’étais dit que, si la voix ne tenait pas ce répertoire, le moment risquait d’être trèèèèèès long. Au final, je crois que c’est le meilleur concert que j’aie jamais entendu à St Martin-in-the-Fields. Hilary Cronin m’a subjuguée et j’ai été totalement transportée.
NDLR : pauvre Mathieu, il a dû souffrir un peu, mais il est vrai que nous n’avons pas du tout les mêmes goûts musicaux. Mais je lui avais dit que ce récital risquait de ne pas lui convenir ! Je crois d’ailleurs qu’il a gentiment cédé sa place contre celle d’une dame qui était coincée derrière un poteau.
Les élèves ont aussi discuté avec la maman de la chanteuse, qui par hasard se trouvait assise juste derrière nous. C’est elle qui les a abordés, très étonnée de voir des scolaires français ici, et encore plus d’apprendre que les œuvres avaient été préparées en classe. À l’issue du concert, j’ai également échangé avec elle et avec la tante de la chanteuse. Elles nous ont vraiment remerciés d’être venus. Elles semblaient très touchées par notre présence et par l’idée que des élèves aient traversé la Manche pour écouter ce programme et se soient aussi bien tenus. J’ai totalement oublié de leur préciser que nous venions d’un collège public, pour rappeler qu’en France, dans l’enseignement public aussi, de très beaux projets exigeants existent encore. Mince alors !
En sortant, nous avons continué de jouer les parfaits touristes. L’année dernière, l’endroit où nous avions acheté quelques souvenirs ne m’avait pas vraiment convaincue. Là, j’avais repéré, sur notre trajet du matin, une boutique qui me paraissait plus adaptée. Nous y sommes allés, et chacun a pu rapporter son petit morceau de Londres. Pour ma part, j’assume tout à fait mon côté touriste asiatique (visites au pas de course, achats de souvenirs) et vu mes origines, ce n’est de toute façon pas qu’une expression.
Nous avons ensuite traversé Trafalgar Square pour nous rendre à la National Gallery.

Les élèves y ont cherché les œuvres qu’ils avaient présentées en exposé en classe. Petite déception toutefois : nous n’avons pas pu admirer les Tournesols de Van Gogh, actuellement exposés à New York.

Londres n’étant pas Londres sans un trajet en bus à l’impériale, nous sommes ensuite remontés vers St Pancras en bus londonien.

Puis nous avons terminé la journée par une petite visite chez Marks & Spencer, où les élèves ont à nouveau pu choisir leur dîner pour le train du retour.
La salle d’embarquement Eurostar est, elle, de pire en pire chaque année. Cette fois, c’est à peine si nous avions la place de nous asseoir par terre. Heureusement, notre train était à l’heure, et cette expérience digne d’une bétaillère ne s’est pas éternisée. J’aurais cependant été bien inspirée de relire moi-même l’article que j’avais rédigé l’année dernière : j’ai à nouveau complètement gelé dans le train. Ils ont vraiment un problème de climatisation, ces Anglais !
La classe a été adorable du début à la fin, et ça a été un vrai plaisir partagé que de vivre cette journée tous ensemble. Merci évidemment à Mathieu et à Maud pour cette nouvelle aventure londonienne, intense, joyeuse, musicale et sportive : Mathieu annonce 13 kilomètres de marche, mais je me demande tout de même si son téléphone n’est pas plus marseillais qu’anglais…
Bon week-end de repos bien mérité à tous !












